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les balades à vélo de Pierrot

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globeles voyages

montagnele tour du
massif des Vosges

entre Alsace et Lorraine
( juin 2008)

Entre Alsace et Lorraine, ce voyage itinérant a emmené trois copains (Christian, Fred et moi-même) à la découverte de la «ligne bleue» du massif des Vosges et du vignoble alsacien, sur un parcours de 800 km représentant 12 000 m de dénivelée positive, découpé en 8 étapes de 78 à 128 km chacune.

Nous sommes partis le vendredi 13 juin pour rejoindre la ville de Thann, notre «camp de base» au sud du massif des Vosges, avec un retour prévu le dimanche 22 juin. Cette année, notre voyage a présenté l'originalité d'alterner successivement une étape organisée en boucle et une étape de liaison; ce qui nous a permis de le réaliser en autonomie, avec toutes les affaires dans les sacoches (15 kg environ). L'hébergement s'est fait en gîtes d'étape à Thann et Fraize, en auberge de jeunesse à Saverne ainsi qu'en hôtel à Barr.

la collégiale Saint Thiebaut à Thann la collégiale Saint Thiebaut à Thann
la collégiale Saint Thiebaut
la collégiale Saint Thiebaut à Thann
la collégiale Saint Thiebaut à Thann

Réalisant ce tour dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, nous avons eu l'occasion de découvrir les sommets de la crête du massif des Vosges, la beauté de ses lacs d'altitude, le calme de ses profondes forêts mais aussi le charme des bourgs et villages vignerons d'Alsace sur la route des vins et ses très nombreux châteaux. Cette région, très marquée par l'histoire, nous a rappelé aux souvenirs des «Poilus» de 1914-1918, aux victimes de la guerre de 1939-1945 au Struthof et aux champs de bataille de la guerre de 1870 vers Reichshoffen.

Après un voyage sans problème, nous arrivons à Thann en milieu d'après midi au gîte d'étape du cercle Saint Thiébaut où nous attend une chambrée de 4 places. Ce voyage commence par une visite du vieux centre ville de Thann avec la collégiale Saint Thiebaut, les maisons anciennes, les berges de la Thur, la tour des sorcières et un point de vue sur «l'oeil de sorcière» (ruines d'un château fort) et bien évidemment aussi par la dégustation d'une bonne bière accompagnée d'un bretzel, puis en soirée d'une délicieuse tarte flambée et d'un kougelhopf glacé au marc de Gewurtztraminer.

1ère étape de Thann à Thann : samedi 14 juin - 120 km et 2 000 m de dénivelée

Sous un ciel très couvert, nous partons à la découverte du Vieil Armand, du Grand Ballon, du Markstein et de la vallée de Munster. Les premiers kilomètres nous permettent de découvrir la qualité des aménagements cyclables alsaciens jusqu' à Cernay où nous attaquons les 20 km d'ascension du col du Grand Ballon culminant à 1 343 m.

le centre ville de Munster le centre ville de Munster
le centre ville de Munster
le centre ville de Munster
le centre ville de Munster

Durant cette ascension, un arrêt à la nécropole nationale du Vieil Armand (l'Hartmannswillerkopf) s'impose. Après une petite pause, la pluie fait son apparition. Par chance, l'averse ne dure que quelques minutes jusqu'au col Amic. Les sept derniers kilomètres sont plus difficiles et plus pénibles : la route est très fréquentée par les motards mais aussi par les participants à une cyclosportive. La cohabitation n'est pas toujours évidente... Une fois au sommet, le temps et la gastronomie locale nous poussent à délaisser le traditionnel pique-nique au profit des auberges et restaurants. La suite du voyage nous montrera combien nous avons eu raison !

En après midi, la route des crêtes nous conduit au Markstein avant de rejoindre la vallée de Munster par le col de Plaetzerwaesel et la route des vins en passant par le col du Firstplan puis Guebwiller. Le retour vers la plaine d'Alsace jusqu' à Thann nous apporte quelques belles éclaircies et un peu de chaleur qui manquait cruellement en altitude. Même sans bagage, cette première étape aura été difficile et éprouvante. Pour reprendre des forces, nous retournons dans le même restaurant, histoire de déguster une autre tarte flambée.

2ème étape de Thann à Barr : dimanche 15 juin - 113 km et 650 m de dénivelée

le veux centre ville d'Eguisheim le veux centre ville d'Eguisheim
le centre ville d'Eguisheim
le veux centre ville d'Eguisheim
le veux centre ville d'Eguisheim

Les choses sérieuses commencent : ce deuxième jour de vélo se fait avec les bagages. Ce n'est pas la première fois pour chacun de nous mais il faut penser à bien équilibrer et répartir la charge puis s'habituer au comportement du vélo. Le ciel est toujours couvert mais sans pluie en matinée. Sur une trentaine de kilomètres, nous traversons la plaine d'Alsace et ses champs de maïs jusqu'à Rouffach où nous reprenons la route des vins, à la découverte des typiques villages alsaciens comme Eguisheim.

Entre Wintzenheim et Turckheim, nous rencontrons quelques soucis pour trouver notre route : presque tous les ponts sont coupés en raison de la construction d'une voie espress vers Colmar. A force de tatonner, l'heure du repas approche et nous décidons de nous arrêter dans un restaurant. Surprise : la carte ne comprend que des spécialités yougoslaves qui s'avèreront déliceuses !

A la reprise, une petite pluie fine nous accompagne.Nous finissons par trouver enfin la route tant cherchée et continuons sur la route des vins, avec quelques arrêts touristiques remarquables à Riquewhir et Ribeauvillé. Deux belles averses vers Dambach la Ville gâchent un peu cette fin de journée, tout comme le comportement des nombreux automobilistes locaux faisant peu attention aux vélos et peu respectueux des distances de sécurité.

En fin d'après midi, nous arrivons à Barr, à l'hôtel «le Brochet» situé au centre ville qui a su conserver ses rues pavées pour le plus grand plaisir des cyclistes. L'accueil y est vraiment très chaleureux tout comme à la winstub où nous prenons les dîners dans un cadre superbe. Le début de nuit est agité : des supporters de foot très heureux de la victoire de leur équipe à l'Euro 2008 passent plusieurs fois en centre ville en klaxonnant…

3ème étape de Barr à Barr : lundi 16 juin - 83 km et 1 850 m de dénivelée

Une nouvelle fois, le ciel est couvert et la température très fraîche en altitude. Pour cette étape en boucle, chacun emporte de nouveau les vêtements de pluie mais aussi la veste polaire et les gants. La montée au Hohwald se fait avec un groupe de cyclos du Poitou. Nous nous séparons après le col de Kreuzweg (où une belle averse nous rince pendant 10 minutes) pour continuer vers le col de la Charbonnière et le Champ du Feu à 1 100 m d'altitude. La descente sur Fouday et la vallée de la Bruche nécessite de bien se couvrir car il fait vraiment froid. Au détour d'un virage, nous surprenons une marmotte qui a tôt fait de se cacher dans son terrier. Arrivés à Fouday, nous nous régalons dans un petit resto vers la gare où l'ambiance est vraiment très conviviale.

le camp de concentration du Struthof le camp de concentration du Struthof
le camp de concentration du Struthof
le camp de concentration du Struthof
le camp de concentration du Struthof

L'après midi nous offre de généreuses éclaircies et les rayons du soleil nous réchauffent enfin. Le retour vers Barr se fait par l'ancien camp de concentration du Struthof dont ont été onservés la double enceinte de fils de fer barbelés, la porte principale, les cellules des déportés, deux baraquements et le four crématoire. Une nécropole nationale, qui abrite les corps de plus de 1 100 déportés, a été aménagée au-dessus du camp. Après la visite de ce site qui laisse une profonde et étrange sensation, nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de sapins jusqu'au mont Saint-Odile avant de rejoindre Barr par une belle descente sur une petite route forestière dans la vallée de la Kirneck.

Après une balade à pied dans le centre de Barr, nous retournons dîner à la winstub où nous dégustons quelques spécialités alsaciennes accompagnées de bons vins.

4ème étape de Barr à Saverne : mardi 17 juin - 78 km et 750 m de dénivelée

Pour cette seconde étape avec les bagages, le ciel se montre plus clément : toujours très nuageux mais sans aucune pluie et la météo annonce enfin le retour du soleil !

Après un solide petit-déjeuner, nous nous dirigeons tout d'abord vers Obernai après quelques déboires dus à des travaux routiers et à des routes barrées (une fois de plus). Son vieux centre mérite vraiment un détour avec son beffroi, son hôtel de ville, ses maisons anciennes et le puits des six seaux. Nous rejoignons ensuite la vallée de la Bruche à Mützig avant de la remonter jusqu'à Niederhaslach pour rejoindre la route de Wandenbourg. La grimpée aux ruines du château du Nideck est au début assez facile, avec une faible pente sur 6 km, mais elle devient beaucoup plus rude dans les derniers kilomètres dès que la route s'éloigne du ruisseau dans une belle série d'épingles. Dans la descente sur Wandenbourg, une petite frayeur : une biche traverse soudainement la route à quelques dizaines de mètres devant nous… Cette région très vallonnée offre un paysage magnifique en arrivant sur Wandenbourg et ses prairies perdues au milieu d'immenses forêts. Nous y déjeunons dans un restaurant où nous découvrons une spécialité locale et dégustons un chocolat liégois, un café liégois et surtout un irish coffee qui resteront dans nos mémoires.

une maison ancienne dans les rues piétonnes de Saverne une maison ancienne dans les rues piétonnes de Saverne
dans les rues de Saverne
une maison ancienne dans les rues piétonnes de Saverne
dans les rues piétonnes de Saverne

En après midi, nous quittons les versants boisés du massif des Vosges pour gagner la plaine en passant par Marmoutier avant de rejoindre Saverne. A notre arrivée, l'auberge de jeunesse, qui se trouve au sein du château des Rohan, n'est pas encore ouverte. Nous en profitons pour faire un tour dans le parc du château et nous reposer un peu. C'était une bonne idée car l'auberge est au 4ème étage sans ascenseur et le garage à vélo au niveau des douves; ce qui nous a valu quelques allers-retours.

Le soir, nous dînons dans un restaurant au niveau d'une écluse au bord du canal de la Marne au Rhin, dans un cadre très agréable. De nouveau, nous optons pour les tartes flambées ou les spätzles. A l'auberge de jeunesse, le début de soirée est agité : un groupe de jeunes un peu bruyants y est hébergé au même étage que nous.

5ème étape de Saverne à Saverne : mercredi 18 juin - 104 km et 1 000 m de dénivelée

Nous sommes déjà à la moitié de notre voyage. Pour cette nouvelle étape, nous changeons de décor : nous quittons le massif des Vosges pour partir à la découverte du parc naturel régional des Vosges du nord avec ses sommets peu élevés et ses vallées profondes. Pour la première fois depuis notre départ de Thann, nous roulons sous un magnifique soleil, un ciel bleu azur et une douce chaleur. Nous pouvons enfin arborer le cuissard court et le maillot à manche courte !

le château des Rohans, à Saverne
le château des Rohans, à Saverne

Les 30 premiers kilomètres au nord de Saverne se font sur la piste cyclable du canal puis au milieu de la campagne, dans une longue succession de cotes et descentes jusqu' à Zinswiller, à quelques pas des champs de bataille de 1870. Encore une fois, la route est barrée pour cause de travaux : un gros coup de vent a dévasté quelques hectares de forêt comme lors de la tempête de 1999 qui fit tant de dégâts dans toute la région.

un bon repas à Baerenthal un bon repas à Baerenthal
un bon repas à Baerenthal
un bon repas à Baerenthal
un bon repas à Baerenthal

Par chance, nous pouvons quand même passer et remonter la vallée de la Zintsel du nord jusqu'à Baerenthal où nous cassons la croûte en terrasse, en dégustant quelques bonnes spécialités du coin à base de viande fumée et de pommes de terre. En après midi, la chaleur se fait sentir dans la cote de Lemberg qui nous vaut quelques bonnes suées ! Quelques kilomètres plus loin, nous découvrons la pierre des douze apôtres avant de descendre sur Ingwiller ou nous récupérons en sens inverse le parcours du matin jusqu'à Saverne. A l'arrivée, un petit détour nous permet de découvrir le port de plaisance du canal de la Marne au Rhin.

Le soir, nous retournons dans ce restaurant au bord du canal et dînons en terrasse pour profiter du temps très agréable. A l'auberge de jeunesse, c'est la fête alors le début de nuit est encore agité…

6ème étape de Saverne à Fraize : jeudi 19 juin - 128 km et 2 450 m de dénivelée

Cette étape amorce le retour à Thann, du coté lorrain du massif des Vosges. C'est l'étape que tout le monde redoutait. Initialement, elle devait faire 105 km pour 1 800 m de dénivelée positive, le tout avec les bagages. A l'arrivée, le compteur indique 128 km pour 2 450 m de dénivelée. Il a fallu être costaud pour arriver le soir au gîte d'étape de Fraize !

Nous avons commencé la journée sous le soleil par quelques belles côtes pour quitter Saverne et rejoindre Engenthal. De là, après une belle ascension, la route forestière des Russes devait nous permettent de gagner le col du Donon pratiquement à altitude constante (800 m). Malheureusement, après une douzaine de kilomètres, cette route, au revêtement très dégradé, est fermée à toute circulation. Nous devons donc descendre jusqu'à Abreschwiller à 300 m d'altitude puis remonter le col du Donon sur une quinzaine de kilomètres. Trop fatigués pour continuer, nous déjeunons tardivement à l'auberge du col avant de franchir le col de Prayé et de descendre la vallée du Rabodeau, après 60 km dans ces superbes forêts de sapins et d'épicéas du massif du Donon.

Par la suite, nous franchissons successivement les cols du Hantz, de Saales et de Mandray avant d'arriver enfin à Fraize vers 19 h 00. Il ne nous reste plus qu'à rejoindre le gîte après une cote d'un kilomètre et demi et une dénivelée de 160 m. Faites le calcul, cela donne une pente moyenne proche de 11 %, avec des passages encore plus pentus à gravir avec les bagages. Une chose est certaine : nous sommes arrivés léssivés…

Heureusement pour nous, l'accueil est très chaleureux et notre chambre, qui ressemble plutôt à un studio, est très confortable. Un repas copieux nous redonne des forces (y'a même eu des restes; ce qui est rarissime avec nous) avant de s'écrouler dans le lit !

7ème étape de Fraize à Fraize : vendredi 20 juin - 81 km et 1 400 m de dénivelée

Après une bonne nuit de sommeil, le petit-déjeuner est un vrai délice. Pas moins de 30 confitures «maison» nous attendent dont une de quetsches et une gelée de mirabelles. Trop fatigués par les efforts de la veille, Christian et Fred profitent de la journée pour se reposer et découvrir à pied le village de Fraize et son marché. De mon coté, j'enfourche GBDN (Gaston brêle de nain, mon vélo), pour une balade dans la région de Gérardmer.

Le départ se fait par la vallée de la Petite Meurthe, sous un soleil encore timide. Je rejoins Gérardmer par le défilé de Straiture, qui abrite les plus grands épicéas de France, et le col de Surceneux puis, après un tour du lac, prends la direction de La Bresse via les cols du Haut de la Cote et de la Grosse Pierre avant de remonter la vallée de Vologne. La pause du midi se fait dans un resto à l'écart de la route où j'opte pour les «incontournables» de la carte du chef ce qui ne facilite pas le redémarrage sur le vélo d'autant plus qu'il me faut escalader les cols des Faignes sous Vologne puis du Collet, dont les trois derniers kilomètres sont assez pentus. Une fois au Collet, la Schlucht n'est plus qu' 2 km, à peine 30 m plus haut alors je pousse jusqu'au col.

Le retour à Fraize ne pose pas de problème : il suffit de descendre la vallée de la Meurthe. Un arrêt s'impose à Plainfaing à la CDHV (confiserie des hautes Vosges) le temps d'acheter 2 paquets de ces délicieux bonbons aux myrtilles et framboises ainsi qu'une petite boîte de bonbons à la sêve de pin. Il faudra juste trouver un peu de place dans les sacoches. Mais une fois à Fraize, il faut encore grimper au gîte par cette terrible cote.

Nous nous retrouvons tous les trois le soir autour de la table pour un excellent repas que nous partageons avec deux couples qui viennent d'arriver (en voiture).

8ème et dernière étape de Fraize à Thann : samedi 21 juin - 110 km et 1 900 m de dénivelée

C'est la dernière étape, celle qui va sonner la fin de ce voyage, celle des défis aussi car le programme est corsé : 5 cols à franchir (avec les vélos chargés) dont le col du Ballon d'Alsace à 1 170 m d'altitude et ses 9 km d'ascension. Pour faciliter les choses, Fred et moi-même ajoutent un peu de poids avec quelques bocaux de confiture soigneusement rangés dans les sacoches.

La journée s'annonce radieuse, avec du soleil, un ciel bleu azur sans le moindre nuage et une chaleur sensible dès le matin comme pour fêter ce premier jour de l'été; ce qui contraste énormément avec les premiers jours de ce voyage.

le lac de Lispach, au-dessus de La Bresse le lac de Lispach, au-dessus de La Bresse
le lac de Lispach
le lac de Lispach, au-dessus de La Bresse
le lac de Lispach, au-dessus de La Bresse

Au départ, nous remontons sans difficulté la vallée de la Meurthe jusqu'au Valtin. A partir de là, les 7 derniers kilomètres jusqu'au Collet sont plus éprouvants mais assez réguliers ce qui nous permet de gerer correctement nos efforts. Nous rejoignons ensuite le col des Faignes sous Vologne puis entamons la descente sur La Bresse par la vallée du Chajoux, en passant à coté du superbe lac de Lispach.

A partir de La Bresse, nous empruntons des routes plus fréquentées pour gagner Cornimont puis le col des Fenesses. Nous apercevons une auberge qui, malheureusement, est fermée jusqu'au lendemain. Nous poursuivons donc jusqu'au Thillot pour nous restaurer. Nous persévérons dans nos envies de découverte de la gastronomie locale pour notre plus grand plaisir !

Pour rejoindre le pied du col du Ballon d'Alsace, nous empruntons la piste cyclable qui remonte toute la vallée de la Moselle jusqu'à Saint Maurice. Maintenant, il faut gravir ces 9 km qui nous séparent du sommet du col. Tout au long de l'ascension, des panneaux indiquent aux cyclistes l'altitude et la pente moyenne du prochain kilomètre. Invariablement, ils affichent une pente à 7 %. Les tous premiers kilomètres se font en plein soleil puis dans la orêt qui nous procure une ombre salvatrice. Après 6 km d'ascension, un arrêt permet de rassembler les membres de notre petit groupe et de se désaltérer. Nous repartons après quelques minutes et, sans autre arrêt, arrivons enfin au sommet. Un cyclo belge, probablement surpris de nous voir avec les vélos chargés nous félicite et nous prend en photo avant de redescendre.

Nous profitons du bar des démineurs en libre service pour nous rafraîchir et étudier la route restant à parcourir. Un moment, nous avions envisagé de modifier le parcours pour éviter les deux derniers cols mais nous décidons finalement de nous tenir au programme initial. Nous descendons vers le lac d'Alfed pour rejoindre la vallée de la Doller. A la sortie de Sewen, une piste cyclable nous permet de rouler en toute sécurité en évitant la route principale, jusqu'à Masevaux pour rejoindre la route Joffre. Cette route, créée par l'armée durant la guerre de 1914-1918 pour assurer les communications entre les vallées de la Doller et de la Thur, franchit les cols de Schirm et de Hundsrücken. Ce sont les deux dernières ascensions de ce voyage : les nombreuses ruptures de pente les rendent difficiles. Finalement, nous arrivons tous au sommet bien fatigués mais heureux. il ne nous reste plus qu'à nous laisser descendre jusqu'au cercle Saint-Thiebaut à Thann et ça sera la fin du voyage…

Pour cette dernière nuit, nous avons une chambre de 10 personnes qui nous est réservée. Notre dernier repas se fait dans le même restaurant, avec une bonne choucroute pour finir en beauté.

Le premier jour de l'été, c'est aussi le jour de la fête de la musique. De plus, la grande salle de réception du cercle Saint-Thiebaut est occupée. Malgré çela, la nuit est calme et seulement perturbée par un groupe de pêcheurs qui occupe la chambre voisine et prépare des mouches jusqu'à minuit.

le départ de Thann

Le dimanche matin, après un petit-déjeuner pris au gîte, c'est l'heure de faire les bagages et de charger les vélos sur la voiture. Avec tristesse, nous reprenons le chemin de l'autoroute qui nous ramène vers Mende et Chauriat en pensant déjà au prochain voyage. Le Danube ? Pourquoi pas…

© les balades à vélo de Pierrot - récit en date de .

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Vous pouvez aussi consulter la carte de ce voyage dans la rubrique «mes beaux voyages» de la cartothèque via le menu «la médiathèque» ou directement en cliquant ici.

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